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Perdre du poids à long terme : plus qu'une question de volonté ?

Perdre du poids avec succès à long terme ne dépendrait pas seulement de la volonté ou du mode de vie de la personne.

Deux hormones pourraient contribuer à empêcher de perdre du poids

Bien que la cause de l’obésité soit multifactorielle, certaines études sont certaines que presque toutes les personnes en surpoids ont des dysfonctionnements métaboliques et endocriniens, qui sont à l’origine ou contribuent à leur incapacité à perdre du poids.

Il ne s’agit pas simplement d’un problème que les personnes consomment plus de calories qu’ils en brûlent ou manquent d’exercice ou de volonté. Il s’agit plutôt d’un cercle vicieux complexe de dysfonctionnements endocrinologiques et métaboliques. La médecine contemporaine a négligé de s’attaquer à ces dysfonctionnements chez les personnes en surpoids, et les médecins et patients continuent de croire que tous les cas (de surpoids) sont une question de volonté et de style de vie. Ainsi, il n’est pas étonnant que l’obésité atteint des proportions épidémiques.

La recherche est en train de démontrer que la dérégulation de deux hormones principales pourrait provoquer ou contribuer grandement à une prise de poids ou une incapacité à perdre du poids chez la majorité des personnes en surpoids.

La première hormone est la leptine et la seconde est la T3 inversée. Ce qui est intéressant est que les médecins peuvent désormais tester pour vérifier la présence de ces obstacles physiologiques à la perte de poids, et prescrire des traitements appropriés qui peuvent présenter des conséquences spectaculaires.

1) LEPTINE

L’hormone leptine s’est révélée un important régulateur de poids corporel et du métabolisme. Le corps sécrète de la leptine

Consultez également nos articles "Métabolisme : 8 choses à savoir sur son renforcement" et "Augmenter le métabolisme, métaboliser plus pour perdre du poids" pour en savoir plus sur le métabolisme.

L’hypothalamus devrait ensuite stimuler les processus métaboliques qui se traduisent par une perte de poids, y compris une réduction de la faim, une augmentation de la satiété lors des repas, une augmentation du métabolisme lors du repos et une augmentation de la lipolyse (dégradation de matières grasses). Une nouvelle étude a constaté que cette signalisation par la leptine est inopérante chez la majorité des personnes qui ont des difficultés à perdre du poids ou qui ne parviennent pas à perdre du poids.

Le problème n’est pas dans la production de leptine, mais les études montrent que la majorité des personnes en surpoids qui ont des difficultés à perdre du poids ont une résistance à la leptine, où la leptine est incapable de produire ses effets normaux afin de stimuler la perte de poids.

Cette résistance à la leptine est ressentie comme la faim, alors de multiples mécanismes sont activés pour augmenter le stockage de la graisse, plutôt que de brûler des réserves de graisse. La résistance à la leptine stimule aussi la formation de la T3 inversée, qui bloque les effets des hormones thyroïdiennes sur le métabolisme (voir ci-dessous).


Analyse médicale : Mesurer un niveau de leptine peut être prescrit par votre médecin. Si ce niveau est supérieur à 10, cela démontre qu’il existe un degré de résistance à la leptine, contribuant à une incapacité à perdre du poids. Plus ce niveau augmente plus importante sera la résistance à la leptine.


Traitement : Il existe actuellement deux médicaments en mesure de traiter la résistance à la leptine, ces médicaments peuvent entraîner d’importantes pertes de poids : Symlin et Byetta.

Ces médicaments sont actuellement approuvés pour le traitement du diabète, mais ils peuvent être prescrits, sans que cela ne soit indiqué sur l’emballage, pour le traitement de la résistance à la leptine.

Ces médicaments se montrent très prometteurs dans la population non-diabétique avec la capacité à produire des perte de poids spectaculaires sur un grand pourcentage de patients en surpoids.

La quantité de poids perdu varie en fonction de la conception de l’étude, mais un pourcentage significatif des patients connaît une perte de poids, en dépit de peu voire aucun changement dans leur alimentation.

La résistance à la leptine n’est pas permanente et peut être réduite par une perte de poids. Mais le problème est qu’il est difficile de perdre du poids lorsque vous faite de la résistance à la leptine.

Les alimentations riches en glucides (surtout celles qui incluent le sirop de maïs à haute teneur en fructose) ont été associées à une grande augmentation de la résistance de la leptine. Il est donc probable que le sirop de maïs riche en fructose est associé à l’obésité, particulièrement chez les enfants. Eviter de consommer du sirop de maïs à haute teneur en fructose et des aliments riches en glucides serait recommandé pour les personnes possédant des niveaux élevés de leptine.
lorsque le poids augmente, afin de signaler au cerveau (en particulier à l’hypothalamus) qu’il existe des réserves adéquates d’énergie (graisses).
 

2) HORMONE T3 INVERSÉE

Il est bien connu que les hormones thyroïdiennes régulent le métabolisme et que la faible production d’hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie) provoque un métabolisme bas. Depuis très peu de temps seulement, nous savons que la production des hormones thyroïdiennes peut bien se passer tout en présentant un problème d’activation des hormones à l’intérieur des cellules. Ce problème peut être l’une des principales causes du métabolisme faible.

La glande thyroïdienne sécrète une hormone thyroïdienne inactive appelée thyroxine, également connu sous le nom de hormone T4. Cette sécrétion est régie par l’hormone de stimulation de la thyroïde (TSH), produite par le cerveau (précisément par l’hypophyse).

Normalement, l’hormone T4 inactive est convertie à l’intérieur de la cellule à l’hormone des hormones thyroïdiennes active appelée triiodothyronine (aussi connue sous le nom de hormone T3). La plupart des médecins vérifieront les niveaux de T4 et de TSH afin de voir si les niveaux thyroïdiens sont normaux.

Les études montrent que ce n’est pas la production de la thyroïde qui est le problème. Le problème se trouve plutôt à l’intérieur de la cellule, qui voit les hormones T4 inactives non converties en hormones T3 mais en une image miroir des hormones T3 appelée hormones T3 inversées.

L’hormone T3 inversée fait l’effet inverse de l’hormone T3, en bloquant les effets de l’hormone T3 et en diminuant plutôt que d’augmenter le métabolisme.

Il s’agit d’un renversement qui fut utile en temps de famine ou chez les animaux qui hibernent, afin de diminuer le métabolisme. Des études démontrent que le stress et les régimes (en particulier les régimes qui provoquent l’effet yo-yo) peuvent mettre cette hormone T3 inversée en action, ainsi que les maladies comme le diabète, le syndrome de fatigue chronique et la fibromyalgie (affection caractérisée par un état douloureux musculaire chronique étendu à des régions du corps diverses).

La production de l’hormone T3 inversée est l’une des principales méthodes qu’utilise le corps pour "essayer" de regagner le poids perdu après un régime amaigrissant. Dès que le corps détecte une réduction de calories, la production de l’hormone T3 inversée est enclenchée pour diminuer le métabolisme.

Avec les régimes récurrents ou le stress chronique, le corps reste souvent dans ce "mode de famine" avec des niveaux élevés d’hormones T3 inversées et une baisse des niveaux des hormones T3, ce qui est l’une des principales raisons de la récupération du poids perdu avec les régimes ainsi que le mécanisme derrière le stress induit par le gain de poids (ce stress n’étant pas dû à une augmentation du cortisol).

Analyse médicale  : Les endocrinologues et d’autres médecins ont longtemps maintenu que des niveaux adéquats de la thyroïde peuvent être déterminés par des essais de la TSH et des niveaux de l’hormone T4. Des études démontrent que de tels tests standards ne vont pas voir 80% des dysfonctionnements de la thyroïde. Du coup, les endocrinologues et autres médecins diront à leurs patients que leur thyroïde fonctionne très bien, sur la base de ce test tronqué.

Les médecins doivent effectuer des tests sur un ratio "hormones T3/hormones T3 inversées". Généralement, une personne en bonne santé possèdera un ratio supérieur à 2. Ainsi, une personne avec un ratio inférieur à 2 devrait être considéré comme un candidat aux suppléments de la thyroïde.

Beaucoup d’endocrinologues et de médecins ne sont pas encore conscients de l’importance ou de la possibilité de lancer ce test de ratio.


Traitement : Le traitement standard de l’hypothyroïdie implique la supplémentation en hormones T4 : Synthroid et Levoxyl.

Ces suppléments ne sont pas efficaces pour remédier à une telle situation parce que le problème n’est pas la quantité d’hormones T4, mais plutôt la conversion excessive des hormones T4 aux hormones T3 inversées, en bloquant les effets des hormones T3 actives.

Le patient devrait contourner les anomalies en complétant par des doses physiologiques des hormones T3, pas d’hormones T4. Il n’est pas approprié de donner des hormones thyroïdiennes pour faire perdre du poids, mais plutôt pour corriger une anomalie diagnostiquée par des tests sanguins appropriés.


En résumé, les nouveaux éléments de preuve démontrent qu’un nombre important de patients en surpoids ont un problème de métabolisme plutôt qu’un problème de volonté ou de mode de vie.

L’identification et la correction de ces anomalies métaboliques, y compris la résistance à la leptine et du dysfonctionnement cellulaire de la thyroïde, peuvent entraîner une perte de poids à long terme spectaculaire.
 
 
Source: carevox.fr

Vos commentaires

1 Le Vendredi 3 Juillet 2009 à 13:28 GMT+1, par Lynette

Je trouve cet article trés interessant mais comment expliquer a mon medecin que je voudrais faire une prise de sang pour voir ma resistance a la leptine ainsi mon probléme de thnyroide

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